Labo#5 : Maison d' Éditions.

Thenjiwe Niki Nkosl 1980, New York City, exposition bozar
Thenjiwe Niki Nkosl, 1980, New York City, Expo Bozar "When we see us ".

Cet automne, Sophie Sénécaut ouvre un espace de recherche collective. Durant 5 journées, il s’agira de :

1. Dérouter : Ouvrir et accompagner des recherches d’écritures / compositions  qui débordent les modes et codes connus. Favoriser l’émergence de formes hybrides, transversales, pluridisciplinaires.

2. Dégager des espaces de « je » : dé-neutraliser la scène conscientiser ses biais, ses constructions, replacer son esthétique dans un contexte géographique, social économique…pour construire en profitant  de ces dégagements, un espace à soi qui fasse sens.

3.“ Embodiment “ : Permettre aux participant·e·s d’ancrer leur écriture dans leur trajectoire corporelle, Affirmer une posture artistique située et incarnée.  

4. Faire atelier // maison d’Editions : Construire un espace de travail collectif, horizontal et hospitalier. Y mettre en recherche des écritures scéniques et performatives depuis des dimensions transversales (écritures graphiques – visuelles – sonores …).

5. “Acter : Relier la réflexion théorique et les gestes de création : lire, voir, écouter, mais aussi faire, bouger grâce à l’énergie collective.

Les inscriptions sont ouvertes.

Découvrez Sophie

J’ai étudié l’art dramatique à l’université de Lille 3 arts du spectacle et à l’I.N.S.A.S. J’ai travaillé  en tant qu’interprète et performeuse au sein de différentes compagnies de théâtre bruxelloises. J’ai également joué dans des courts, longs métrages et séries.

J’ai régulièrement été en résidence de 2020 à 2024 aux Laboratoires d’Aubervilliers.

Parmi les temps forts il y a eu la participation au festival des Arts des rue des Cités, l’obtention de la bourse 93 qui m’a permis d’organiser des rencontres entre collectifs artistiques bruxellois et de Seine Saint Denis. Ainsi que la rencontre avec les élèves du Lycée Timbaud qui jouxte les Labos et leur professeur d’Anglais Anne Sophie Suleiman. 

sophie dans l'encadrement d'une porte

Lors d’une résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers. crédit photo: Afi Magh 

Ces 3 dernières  années marquent pour moi la mise en place d’un laboratoire de recherche artistique: https://despoormakers.be situé à Paco (Pôle d’accompagnement collaboratif et ouvert initié par Entropie Production et Habemus Papam).

Conférencière à l’Erg en 2024 en Pratiques Situées aux côtés de Raquel De morais et Didier Demorcy.

J’anime également des ateliers artistique à la Petite école Laboratoire de recherche pédagogique depuis 7 ans maintenant pour des enfants scolarisés. https://redlabopedagogique.tumblr.com

Invitations :

Remember Not To Forget« .  Grâce Dorothée Tong 

Dans chaque dispositif mis en place par Sophie Sénécaut, elle ne vient jamais seule. Un jeu d’invitation s’engage. Étant invitée, elle invite à son tour des personnes avec lesquelles elle tisse des liens.  

Pour ce labo, 3 artistes qui partagent des langages de montages d’écritures transdisciplinaires, viendront une journée ou une matinée pour  partager des outils expérimentés dans leurs recherches. 

Si on accepte que se comprendre ce n’est pas parler d’emblée la même langue :  Comment se dire dans sa langue ? 

Vous trouverez ici leurs minis bio et les liens pour suivre leur CV numériques:

Phœnix Atala est un artiste franco-marocain trans, transversal, transdisciplinaire, investi dans les pratiques décoloniales et queer, les futurs spéculatifs et transformatifs. Son travail explore, décortique, malmène les techniques du cinéma, de la performance, de la comédie Stand-Up, des usages de la parole et du genre de la web-série. Le plus souvent, et de plus en plus, Phoenix travaille de manière collective et collaborative.

Aussi, il est professeur invité à l’Institut Kunst Gender Natur de Bâle.

Raquel Demorais  est Architecte-scénographe de formation (Faculdade de Arquitetura et Urbanismo USP) elle a travaillé sur des divers projets d’architecture de lieux culturels et de scénographie entre 2005 et 2013. 

En 2012 elle suit le programme de post-master APASS (Advanced Performance and Scenography Studies) à Bruxelles, et à partir de ses recherches elle démarre une pratique artistique plus personnelle au croisement des arts visuels et de la performance.

Son travail actuel se construit principalement à partir de la pratique du dessin inspirée par des thématiques qui habitent son corps de femme, mère, migrante “latina”, queer, et personne neurodivergeante. Ses dessins sont transposés sur différents supports et formats: des affiches, des vêtements, des objets du quotidien, des œuvres à exposer … et elle s’intéresse en comment ses œuvres peuvent “exister autrement” et “toucher autrement” en fonction des différents contextes dans lesquels elles circulent. Parallèlement, elle coordonne un atelier d’artisanat textile appartenant à une organisation d’économie sociale à Bruxelles. Cet espace est ouvert à des personnes souffrant de troubles de santé mentale et vivant dans des situations de précarité sociale. Elle donne cours avec Sophie Sénécaut à l’ERG.

Yohana Bayekula est une performeuse Belge d’origine congolaise. Elle commence sa pratique artistique par la danse jusqu’à développer un style aujourd’hui marqué par des influences puisant dans les danses africaines traditionnelles et modernes et la house, entre autres. Elle continue de développer sa pratique du mouvement à Londres en s’inspirant de la technique de Laban. Yohana fait ses débuts en tant que movement director pour la pièce Oh Plagues, écrite par Bitota Mpolo. 

Méthodes pédagogiques détaillées:

  1. Pédagogie par le détour. Utilisation de stratégies obliques (Raquel Demorais) : production d’outils non linéaires (cartes, protocoles, jeux, dessins) pour sortir des cadres rationnels dominants et décentrer les apprenant·es des schémas normés.
  2. Ateliers de recherche-création transdisciplinaires. Mise en place d’un espace-laboratoire, où chaque participant·e croise ses matériaux à son rythme. Alternance entre temps collectifs et temps d’atelier libre. Invité·es artistes qui eux-mêmes déplacent les formes et refléchissent les formes dominantes  (Raquel Demorais, Phoenix Atala, Yoanna Bayekula) pour permettre des écritures hybrides, encourager une autonomie dans les formes. (texte, performance, danse, son, vidéo, etc.) sans hiérarchie.
  1. Expérimentation incarnée et située. Mettre des points d’attention sur des parties et mobilités du corps délaissées.  Ateliers danse  avec Yoanna  Bayekula pour reconnecter, des-apprentissage, création et mouvement pour réinscrire le geste artistique dans un corps vivant, situé, traversé et dénormatisé.
  1. Auto-archivage et poétique du non-fini. Constitution collective d’un « corpus mouvant » (cahiers, fragments, enregistrements, objets) au fil des jours. Non-fixation des éditions : tout reste document en devenir, trace vivante et évolutive. Invitation à créer des formes d’archives alternatives (fictions, objets, lectures, oracles…)valoriser le processus plus que le résultat, rendre visibles les modes de fabrication et l’adaptabilité de l’artiste lors de la rencontre.
  1. Écoute active et retours sensibles. Temps réguliers de retours sensibles (par le dessin, l’écriture, la parole, la danse). Partages sans injonction mais pour tisser des résonances. Co-construction de vocabulaire pour parler des œuvres sans les enfermer.

Programme

Jour 1

– Accueil : Se rencontrer –

Profiter de ce moment pour emmener un premier temps de réflexion et de propositions : 

Comment cultiver l’art de recevoir et de se rencontrer ? Sous quels signes placer une rencontre ? Soutenir une recherche scénique. 

– Stratégies obliques 

Présentation du jeu de cartes performatif illustré et élaboré par Raquel Demorais autour de son histoire personnelle. Atelier de confection de son propre jeu. 

Pause repas 

– Projection d’extraits du film de Phoenix Attala « Critical Failure » suivi  d’une rencontre avec lui autour des questions qui m’animent :  biais / asymétries / quêtes / mouvements et transversalités. 

– Clôture de la journée 

« Je pense que mon écriture me permet déjà tout d’abord de survivre. C’est à dire que si je n’écrivais pas , je n’errerai pas; je n’écrirai pas des cartographies pour ne pas me perdre dans tout ce monde là qui est d’une violence extraordinaire. Et donc par rapport à ça, c’est aussi une façon de dire non, de continuer et m’écrire au fur et à mesure. » – Joyce Rivière

Jour 2

Accueil : Se rencontrer – re (se) voir

Partage de proposition autour de cette thématique.

– Pratiques : Échauffement soit un partages de nos différentes pratiques – ressourcement d’échauffement du corps de visualisation/conceptualisation de l’espace. 

Puis 

– Lancement du chantier : « table de montage » recherche qui invite les participants.tes à s’initier ou creuser  des  écritures multiples personnelles ou collectives qui viennent déborder l’écriture scénique. Avec un libre choix des médiums et des langues  (performance – vidéo – sons ..). 

– Clôture de la journée 

Jour 3

– Accueil : Se rencontrer – re (se) voir

– Architecture : 

Construction de son atelier de « travail » avec Raquel Demorais

Puis 

– Suite du chantier « table de montage »  : 

Pause repas 

– Pratiques : Quoi danser ensemble ?  Expérimentations : Questionner et nourrir in situ un vocabulaire chorégraphique placé sous le signe de la collectivité .

Jour 4

– Accueil dit : re/se/voir ou encore L’heure du thé. C’est un temps d’ échanges, retours – lecture debrief des deux premières journées. 

-Accueil de Yoanna Bayekula et partage de son travail par des temps de danse, de regard sur l’espace et le geste qui s’exprime.

Puis 

– Visite des ateliers table de montage de chacune.unes sous la forme d’un parcours 1 ère partie, aggrémenté des notions proposées par Mouss et Sophie.

– Présentation des jeux de cartes composés le premier jour. 

– Clôture de la journée 

Jour 5

– Accueil : clôturer. Soit un temps de  et d’archivage.

– Pause repas 

– Visite des « table de montage » dans les ateliers  de chacun·e·x·s sous la forme d’un parcours 2eme partie .

– Clôture de la journée. 

Participation

La formation s’adresse aux artistes professionnels de la scène de Wallonie et de Bruxelles valorisant l’interdisciplinarité des pratiques.
 
Nous proposons 3 tarifs:
  • 450€ pour les artistes qui sont structurés en compagnie/asbl et qui reçoivent un contrat ou contrat-programme.
  • Prise en charge totale du coût de la formation via les conditions du fonds 304.
  • En fonction de vos revenus entre 250€ et 450€ pour les artistes professionels qui ne sont ni en compagnie financée par la FWB. Possibilité d’étalement en plusieurs fois.

Ouverture des inscriptions