Créer les conditions de l'apprentissage
À La Curieuse, nous ne pensons pas la formation comme un lieu où l’on vient acquérir des compétences ou accumuler des savoirs.
Notre travail consiste à créer les conditions dans lesquelles un apprentissage peut advenir.
Le métier d’artiste est rythmé par les créations, les auditions, les tournées, les appels à projets et les échéances de production. Il laisse parfois peu d’espace pour ralentir, prendre du recul, interroger sa pratique ou rencontrer d’autres façons de faire.
Nos formations naissent de ce constat.
Nous imaginons des temps où il devient possible de suspendre, quelques jours, les logiques de production et de performance pour retrouver un espace de recherche, de curiosité et d’expérimentation.
Non pas pour produire davantage.
Mais pour nourrir ce qui rend la création possible.
Le corps : premier lieu d'apprentissage
Les arts de la scène sont des pratiques incarnées.
Avant d’être des idées, elles sont des expériences vécues, traversées par le corps, les sensations, les perceptions, les émotions et les relations.
C’est pourquoi le corps occupe une place centrale dans nos formations, quelle que soit la discipline abordée.
Non pas comme un objet de performance, mais comme un lieu d’écoute, d’observation, de recherche et de connaissance.
L’intelligence ne se construit pas uniquement dans le langage ou dans l’analyse. Elle se déploie également dans ce qui s’éprouve, s’expérimente et se met en mouvement.
Transmettre des processus, pas des finalités
Les personnes qui interviennent à La Curieuse sont des artistes en activité.
Au fil des années, elles ont développé des outils, des méthodes, des questions et des processus de travail qu’elles ont appris à nommer.
Les transmettre ne signifie pas qu’il existerait une seule manière de créer.
Nommer un processus permet de rendre visible une façon possible de travailler afin que chacun·e puisse s’en inspirer, la transformer, la questionner ou s’en éloigner.
Se mettent ainsi en circulation des pratiques, des expériences et des manières de penser le travail artistique.
Chaque participant·e arrive également avec son propre parcours, ses recherches et ses savoir-faire. L’apprentissage circule alors dans de multiples directions.
Des espaces courageux
Venir en formation lorsque l’on est artiste professionnel·le demande parfois du courage.
Celui de quitter, quelques jours, les logiques de compétition qui traversent notre secteur.
Celui d’accepter de ne pas savoir, de partager une recherche encore inachevée, d’essayer sans se mettre la pression de devoir réussir très vite.
Les formations sont pensées pour offrir un cadre suffisamment sécurisant afin que cette prise de risque puisse exister.
Des espaces où il devient possible de poser des questions, de douter, d’essayer, de tisser, de changer d’avis et de bifurquer.
Non pas des espaces confortables, mais des espaces courageux.
Le groupe, c'est la totalité des personnes présentes + 1
Nous limitons volontairement les groupes à 14 participant·es.
Ce choix n’est pas une contrainte d’organisation.
L’apprentissage naît aussi de la qualité des relations qui se tissent entre les personnes.
Les rencontres entre disciplines, les discussions informelles, les repas partagés, les retours d’expérience, les désaccords féconds ou les intuitions qui émergent collectivement font pleinement partie de la formation.
Une recherche en mouvement
Les formations de La Curieuse n’ont pas vocation à fabriquer des artistes qui travailleraient de la même manière.
Elles ouvrent des possibles.
Déplacent les regards.
Créent des rencontres entre disciplines.
Font circuler les savoirs.
Remettent les pratiques en mouvement.
La formation continue accompagne ce mouvement. Elle offre un temps pour questionner sa pratique, ouvrir de nouvelles pistes de recherche et poursuivre un travail qui, par nature, reste toujours en mouvement.